A l’annonce de transfert du marché agricole du vendredi du boulevard du général de gaulle aux parkings de l’anse tabarin et du Calvaire, d’aucuns avaient entamé la chronique de sa mort annoncée.
Force est de constater, à voir l’affluence enregistrée, qu’il n’en a rien été.
D’ailleurs, dans le souci d’organiser au mieux ce transfert une délégation composée par des élus et des techniciens de la ville avait mené une opération visant à repérer les lieux plusieurs jours auparavant.
« Je dois vous avouer qu’il y avait une certaine appréhension. Mais désormais, je pense que c’est le lieu idéal. Le site est plus sécurisé. Même les passants ressentent la différence, je pense. Il s’agit désormais de s’organiser pour que le site puisse acquérir une renommée internationale », nous a dit Enide Gantois, vice Présidente de l’OMCCS, structure à l’origine de « mawché pannyé gozyé », qui a cette occasion passait le témoin, à Solaire Coco, vice-président de la commission développement économique, désormais en charge de sa gestion.
C’est d’ailleurs ce dernier qui a prononcé une allocution de bienvenue, au cours de laquelle il a rappelé les raisons pour lesquelles le marché a été déplacé, tout en exhortant les uns (maraîchers et artisans) et les autres (usagers ponctuels comme habitués) à continuer de faire du « mawché pannyé gozyé » un évènement incontournable de « la ville aux pélicans ».
Touristes, Gosiériens, mais aussi Guadeloupéens venant d’autres cités de l’archipel comme Sainte-Anne ou Basse-Terre ont convergé sur les parkings de l’anse Tabarin et du calvaire.
Evidemment, la question du déplacement du marché était sur toutes les lèvres :
« C’est mieux, plus aéré, plus vaste », a dit un habitué. « Je me sens nettement plus à l’aise », a renchéri Lilianne Saha, venue spécialement de Sainte – Anne pour l’occasion.
« C’est le choix le plus complet. Il est d’ailleurs le fruit d’un consensus. L’ensoleillement est moins prononcé par rapport à l’ancien emplacement. Bref, il ne peut être mieux placé que dans ce nouvel emplacement. Par le passé, le marché était trop sujet à polémique. Je peux vous dire que je suis un habitué et je vous certifie qu’un meilleur esprit préside à son déroulement », nous a dit Eric Péroumal, maraîcher originaire de Saint-François.
En définitive, la grande majorité des maraîchers, artisans et usagers du marché ont approuvé le choix du nouvel emplacement.
Evidemment, aucune option ne pouvant faire l’unanimité, certains ont quelque peu maugréé regrettant par exemple que « mawché pannyé gozyé » n’ait pas été déplacé sur la plage.
Ayant à gérer des maraîchers et artisans qui n’avaient pas procédé à leur inscription, les responsables du marché sont néanmoins parvenus à caser tout le monde, opération facilitée par le caractère plus spacieux du site.

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