Une réunion s’est tenue le mardi 1er septembre à la Cuisine Centrale en présence de Monsieur le Maire Jean-Pierre Dupont et des agents de la Caisse des écoles dont l’objectif était la présentation du nouveau Directeur, Monsieur Harry Arsène.

Interview du service communication avec Monsieur Harry ARSENE

« Faire de la caisse des écoles un service public encore plus performant »

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai fait des études (et j’en fais encore) de droit, de comptabilité,
de finances publiques. J’ai commencé par faire de l’analyse
financière, puis j’ai été chef comptable, avant d’être bijoutier-
joallier. Ensuite, je suis entré dans la fonction publique
territoriale au Lamentin pour monter le service juridique. Très vite,
j’ai occupé des fonctions de DRH dans l’administration générale, et
pour finir, j’ai restructuré la caisse des écoles du Lamentin. En
2000, la ville des Abymes m’a recruté à la direction de sa caisse des
écoles – l’une des plus grosses de Guadeloupe, avec près de 400 agents
et un budget de plus de 10 millions d’euros. J’occupe ce poste depuis
neuf ans : nous l’avons restructurée et obtenu l’agrément sanitaire.
Depuis, j’ai souhaité faire autre chose.

La Mairie du Gosier m’a alors proposé de venir améliorer les
performances de sa caisse des écoles. J’ai accepté ce challenge parce
que le discours d’engagement du Maire et de ses élus m’a plu : ils
placent l’Homme au milieu de tout ce qu’ils font. Les mots d’équité
et de respect de la réglementation, que j’ai entendu des dizaines de
fois, m’ont beaucoup plu.

Quelles sont vos ambitions pour la Caisse des Ecoles ?

J’ai un projet, qui est de mettre en œuvre celui du Maire, à savoir :
faire que la caisse des écoles devienne un instrument juridique et
technique encore plus performant. J’ai un cahier des charges global.
Quand j’arriverai, nous ferons un point sur l’existant, pour renforcer
ce qui marche, modifier ce qui ne marche pas et faire apparaître de
nouvelles choses : par exemple, nous n’avons pas encore au Gosier
l’agrément sanitaire européen. L’obtenir sera l’une de mes tâches
principales. Cela impliquera une organisation plus efficiente du
personnel et du matériel, la mise en place d’une véritable gestion des
intrants - c’est-à-dire les aliments qu’on achète, les produits
d’entretien, etc.

Qu’avez-vous envie de dire à vos futurs collaborateurs ?

J’ai pour habitude, chaque fois que j’arrive dans un service, de faire
avec les gens du service et de les aider à s’épanouir. Ce que nous
recherchons tous avant tout, c’est d’offrir un service public de
restauration scolaire de la meilleure qualité possible. Nous allons
travailler pour cela avec les agents, les former, les valoriser dans
leurs fonctions. Rien ne pourra se faire sans une osmose entre le
Conseil d’Administration, le Directeur, ses adjoints et le personnel.
C’est une chaîne ! Ma principale fonction sera de motiver le personnel
dans ses fonctions, puisque rien ne pourra se faire s’il n’est pas
motivé. Pour la restauration scolaire, notamment, je veux montrer aux
agents qu’ils ne sont plus juste des « moun cantine », mais des
techniciens de la restauration scolaire. Il faut les reconnaître dans
ce qu’ils sont.

La performance que nous voulons introduire est de valoriser les
métiers des personnes qui travaillent en restauration scolaire, qui
s’occupent de l’animation, et surtout des personnels administratifs.
Et la véritable valorisation des personnes se fait tous les jours,
tous les matins, à l’arrivée, et tous les soirs à la sortie du
travail. Pour offrir un service public de qualité, il faut que les
agents se sentent bien dans leur poste de travail.

Pour ce que vous en savez, comment se place la caisse des écoles du
Gosier par rapport à ses concurrentes ?

La caisse des écoles du Gosier est déjà performante : c’est l’une des
premières à avoir obtenu l’agrément sanitaire, dès 1997, et à avoir
restructuré sa cuisine. Mais on peut toujours améliorer l’existant.
Nous souhaitons que tous les repas continuent d’être servis à l’heure,
et nous voulons surtout améliorer la perception que les enfants ont de
l’alimentation qu’ils absorbent, leur faire comprendre qu’ils ne sont
pas là juste pour manger, mais pour se restaurer, passer un moment de
détente à table et prendre du plaisir. Le repas de l’enfant ou
l’interclasse ne doit pas être un moment stressant pour lui, mais au
contraire le plus calme possible. Pour réaliser cette performance, le
personnel doit vraiment être au cœur de toute démarche, se sentir
heureux de travailler où il est.

Par ailleurs, nous allons tenter d’obtenir l’agrément sanitaire
européen – très peu de communes en France l’ont.

Quelle différence entre l’agrément de 1997 et l’agrément européen ?

L’agrément européen date de 2006 et toutes les cuisines qui ne l’ont
pas obtenu, même si elles ont l’agrément de 1997, sont susceptibles
d’être fermées par la préfecture.

Pour l’obtenir, il faut monter un gros dossier, de plus 1000 pages,
avec de nouvelles procédures à mettre en place dans les six mois.

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