Face à la situation particulièrement tendue de la distribution d’eau potable et au désarroi exprimé par les administrés, le maire du Gosier, Michel HOTIN et son équipe municipale ont décidé de se mobiliser pour apporter une réponse immédiate aux besoins des habitants du Gosier, privés d’eau potable depuis plusieurs semaines, en achetant 10 000 packs d’eau. Mais cela ne sera jamais suffisant vu l’ampleur du désastre.
Cette distribution devait initialement être assurée par le SMGEAG. Malgré la demande d’assistance et de rencontre adressée par le maire au président du SMGEAG le 31 octobre et le 1er novembre, aucune réponse n’a, à ce jour, été apportée et le dispositif attendu n’a pas été mis en œuvre.
Le Maire et son conseil municipal prennent donc leurs responsabilités face à l’urgence humaine et sociale que vivent les habitants, en mobilisant ses services pour leur apporter une aide de première nécessité. Pourtant, les communes ne pourront durablement se substituer au SMGEAG ni supporter des dépenses qui ne relèvent pas de leurs compétences.
Le maire tient toutefois à rappeler que cette intervention municipale ne constitue qu’une solution palliative. Les habitants du Gosier et des secteurs particulièrement touchés, comme Mare-Gaillard ou Bas-du-Fort, expriment une attente légitime et pressante : retrouver durablement de l’eau potable dans leurs robinets. La distribution de packs d’eau ne saurait se substituer au rétablissement normal et continu du service public de l’eau.
Michel HOTIN demande donc, une nouvelle fois, au SMGEAG et à l’Etat de prendre sans délai toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité du service public de distribution d’eau potable sur le territoire.
Par ailleurs, la Ville s’interroge sur la portée réelle des plannings de tours d’eau transmis par le SMGEAG et régulièrement relayés sur ses supports de communication. Pour une partie de la population, les coupures d’eau sont devenues quasi permanentes. Plusieurs administrés signalent ainsi ne pas être concernés par les tours d’eau annoncés alors même qu’ils sont privés d’eau depuis plusieurs jours, voire davantage. À quoi servent donc ces plannings s’ils ne reflètent pas la réalité de la distribution sur le terrain ? S’agit-il simplement de communiquer pour donner bonne conscience au SMGEAG, alors que les habitants, eux, attendent toujours de l’eau dans leurs robinets ? La population a besoin d’informations fiables, mais surtout d’un service qui fonctionne.
Aujourd’hui, les Guadeloupéens, citoyens à part entière de la République Française, ne veulent plus de solutions provisoires ni de promesses sans lendemain. Ils réclament de véritables mesures, accompagnées de moyens humains, techniques et financiers à la hauteur de l’urgence.
L’État a mis 25 ans à construire un nouveau CHU en Guadeloupe. Faudra-t-il attendre 25 années supplémentaires pour que les Guadeloupéens puissent simplement bénéficier d’un accès régulier à l’eau potable dans leurs robinets ?









