La police municipale de laville du Gosier comptera à partir de février 2014 une brigade VTT. Celle-ciest, dans un premier temps, composée de 5 agents choisis pour leur aptitude physique et sur la base du volontariat, et conduite par le brigadier Jean-Philippe ABENZOAR.

Le projet, prévu depuis août 2013, permettra une présence plus silencieuse des policiers. Ceux-ci pourront en outre atteindre des espaces difficilement accessibles pour les véhicules motorisés, tels que les venelles, nombreuses au centre-ville du Gosier, comme l’explique le Directeur de la Police Municipale, André-Claude COYERE.

Le circuit de cette jeune brigade couvre la zone de l’Houëzel à Bas-du-Fort. Les patrouilles en campagne pourront ainsi être accentuées par les véhicules motorisés (deux-roues etautomobiles). Les moyens actuels de patrouille de la Police municipale du Gosier sont les suivants : 3 véhicules de Police municipale, 1 véhicule ASVP, 4 scooters de Police municipale, 3 scooters ASVP, ainsi que 5 VTT.

À terme, après évaluationdes premiers mois d’exercice de la brigade VTT, un renforcement de l’équipe pourra être envisagé. « Il faudra faire des bilans réguliers », indique Jean-Philippe ABENZOAR, responsable de la brigade VTT du Gosier, selon qui « il faut 6 à 7 mois de pratique pour maîtriser ce type d’intervention ». Le chef de la Police Municipale signale par ailleurs que les formations nécessaires seront dispensées aux membres de la brigade.

« Le public veut plus de proximité ; il veut voir plus de policiers dans les rues et la brigade répondra à cette attente » indique Jean-Philippe ABENZOAR. « Les brigades VTT sont déjà beaucoup utilisées en France. Nous sommes les troisièmes en Guadeloupe à en créer, c’est donc assez nouveau pour l’Outre-Mer. » Ce dernier a exercé 4 ans en brigade VTT auparavant. Ayant exercé dans les collectivités de Saint-Denis (100 000 habitants) et Cergy-Pontoise (60 000 habitants), il a pu constater l’existence d’une vraie demande de présence de policiers en VTT dans ces zones fortement urbanisées : « Le contact est plus facile, l’image est plus sportive et dynamique. C’est même plus écologique ! On peut s’arrêter tous les 100 mètres, aller dans les parkings et ruelles. En voiture, les circuits sont plus classiques ».

Enfin, les brigadiers VTT resteront en contact permanent avec leurs collègues, au moyen notamment de la radio et des téléphones portables professionnels. En cas de besoin, ils pourront solliciter l’appui des patrouilles motorisées.

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