L’opération "RENDEZ-VOUS AUX JARDINS" de juin 2017, n’a pas pu se tenir au Gosier comme prévu.
Ainsi, l’action a été reportée à ce vendredi 4 août 2017.

La Direction des Affaires Culturelles et du Patrimoine de la Ville du Gosier, propose donc la projection du film "Green Guerilla" de Sylvaine Dampierre, réalisatrice guadeloupéenne, au local de l’association de Grande-Ravine.


Synopsis : C’est à New York City qu’est né dans les années 70, un mouvement qui a depuis essaimé dans plusieurs mégapoles nord américaines et tend à se développer sous des formes proches en Europe : la récupération de friches urbaines par les habitants d’un quartier et la création collective, sur ces espaces à l’abandon, de jardins communautaires. Les “community garden” de New York sont nés sur les décombres laissés par la crise économique et occupent une petite partie des 11 000 terrains vagues que compte aujourd’hui encore cette cité tentaculaire. Malgré la pression immobilière et l’hostilité de la municipalité qui détruit chaque année plusieurs dizaines de ces jardins, on en recense aujourd’hui encore plus de 750, répartis dans tous les quartiers de New York. Disséminés dans la grande cité libérale, les jardins collectifs de New York offrent une image bien éloignée de notre vision européenne du jardin d’agrément. Terrains d’expérience et de sensibilisation aux questions d’environnement, lieu d’expression des courants identitaires et culturels les plus durs, lieux d’élection des enfants qui y apprennent à jardiner, lieux de production aussi dans les quartiers les plus démunis où ils servent à nourrir les gens, véritables lieux de résistance, ces jardins de crise sont le théâtre de tous les rêves communautaires new yorkais. Ouverts à tout le voisinage, occupés et gérés collectivement, ces jardins sont le plus souvent placés sous la responsabilité principale d’une personne, plus investie et plus disponible que les autres, devenue de fait le véritable jardinier du lieu.

Ce film est le quatrième volet de la collection documentaire “D’un jardin, l’autre”, après “L’île”, “Un jardin en prison” et “La rivière des galets”. Dans le prolongement de ce travail d’exploration du monde à partir des jardins et avec les jardiniers, le film trouve des repères géographiques et humains au sein de la ville monde qu’est New York. Filmer la ville à hauteur d’homme, opposer cette vision à la démesure de la cité, tel est le projet du film. Les petits jardins qui se nichent dans les brèches du tissu urbain sont autant de haltes d’où la ville est explorée à fleur de rue. Centre vital du bloc, cœur vivant d’un quartier délimité par quelques rues, les jardins sont des royaumes minuscules et presque indécelables dans le quadrillage démesuré de la cité. Chaque jardin cristallise les aspirations d’une micro communauté, et dans le film un lieu propice à interroger la question communautaire. Elle est vécue dans les jardins comme un ferment de solidarité et l’expression d’une vitalité sociale. Lieux privilégiés de l’expression - et aussi du repli - identitaire, ces jardins, dont chacun peut pousser la grille, sont aussi d’exceptionnels lieux d’échange. Fragiles échafaudages de rêves mis en commun, ils témoignent de l’étonnante capacité des new yorkais à partager, à “collectiviser” leurs aspirations terriennes.

"Les jardins explorés ici,... dans un quartier pauvre de New York, ne sont pas des jardins d’agrément, mais des univers à part entière, que la réalisatrice nous fait découvrir à travers le témoignage direct de ses "acteurs". Des univers où l’engouement pour le jardin permet d’affronter la dureté du monde..." Viviane Dahan (Les Productrices)

Source : http://www.docsurgrandecran.fr/film/green-guerilla

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