Néanmoins, le premier contact avec la manifestation n’était pas visuel, mais auditif, par l’intermédiaire de Luc Gane, chargé de la communication de l’association. En effet, armé de son micro, il a arpenté « Ti létan » de long en large, saluant les uns, interpellant les autres, ou interrogeant les personnes présentes sur les stands.

Ces derniers ont constitué l’une des originalités de ce déjeuner culturel. En effet, les membres de l’association sont partis d’un constat : Les déjeuners champêtres ne sont plus ce qu’ils étaient. « Rendez-vous compte, certains se déroulent même dans des réfectoires !! », nous a dit Monsieur Bourguignon, membre de l’association et coiffeur bien connu au Gosier.
Non seulement l’association entendait revenir à l’esprit originel des déjeuners champêtres, mais elle entendait aller encore plus loin, en leur conférant une teinte fortement culturelle.

D’ailleurs, la thématique culturelle a été déclinée sous tous ses aspects : culinaire (choux, ti-figues, viande de bœuf, et, on s’en doute, « méloum », plat inventé par un des membres de l’association), musical (sonorisation, Disc Jockey, etc., et donc artisanal, avec la présence de stands. Anthéa SABLON, originaire de Trois-Rivière, figurait au nombre des exposants : « La manifestation est bien organisée. Nous sommes spécialisé dans le bois et tout ce qui touche aux feuilles de coco », nous a-t-elle déclaré.

De plus, de nombreux « jeux-concours » (ils ont tourné autour de la marche des esclaves, des cris des animaux, de la recherche de noms, etc.) ont été organisés ainsi qu’une tombola, permettant aux convives de remporter de nombreux lots.

Les tous petits n’ont par ailleurs pas été oubliés, eux qui ont pu s’adonner au football, ou s’ébattre sur un matelas géant mis à leur disposition.

Luc Gane n’a pas manqué, après un hommage rendu aux membres de Ti Kan’no, qui se donnent sans compter à la vie associative, de saluer les représentants des autres associations de la commune qui avaient effectué le déplacement : Restan La, Pointe de la Verdure et surtout, l’A.S Moro, dont les jeunes danseuses ont effectué une prestation qui a enchanté l’auditoire.

Ce déjeuner culturel s’est terminé sous les coups de 21 heures, après un « bal improvisé », durant lequel zouk et compa ont été de rigueur.

Gérald SILVESTRE.

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