À l’occasion de la journée mondiale du diabète, l’association AFD a proposé des dépistages gratuits, mercredi 14 novembre, au pôle administratif de Périnet, au Gosier.

Un autotest, une piqure sur le bout du doigt pour obtenir une goutte de sang et après 10 secondes le résultat s’affiche. Bernet est venu se faire dépister et il est rassuré. 0,94g/l de glycémie dans le sang. Son résultat est négatif. « C’était l’occasion de faire me faire dépister, car je ne l’ai jamais fait. Il y a des diabétiques dans ma famille, donc on ne sait jamais. Il n’y a que le dépistage qui permet d’être sur », explique t-il.
Car la maladie est héréditaire. C’est sans doute la raison du thème choisi cette année : « le diabète concerne chaque famille ». La lutte contre le diabète passe d’abord par un changement du comportement en famille : pratiquer du sport en famille et mieux manger. « Ce ne sont pas les diabétiques mais les autres qui mangent mal, assure Marguerite Kancel, infirmière et présidente de l’AFD 971. Il faut commencer par éduquer les membres de sa famille. » Et cela passe par les habitudes alimentaires. « Un diabétique doit avoir une alimentation équilibrée. A chaque repas, il doit manger un féculent pour l’apport d’énergies et de sucres (pain, igname, poyo …) le soir également mais réduit, associé à un légume vert (haricots vert, cristophine, ou épinards.) Des protéines et manger des fruits, mais pas trop sinon la glycémie peut monter », rappelle Viviane Brard, diététicienne nutritionniste.

En Guadeloupe, près de 11 % de la population est diabétique, d’où l’importance primordiale de se faire dépister. La journée mondiale du diabète a été lancée il y a 27 ans, pour permettre de sensibiliser la population à cette maladie qui touche des milliers de personnes en Guadeloupe, dont un malade sur deux s’ignore. Le diabète de type 2 est souvent méconnu car silencieux, il est découvert trop tardivement. « Certains ont du mal à l’accepter. Y en a même qui refuse le diagnostic. Le problème avec le diabète, c’est que lorsque la maladie se déclare, on risque d’avoir des troubles oculaires, la perte de sensibilité, ou l’amputation », rappelle Sophie William, infirmière.
Toutefois, il est possible de prévenir ou de retarder son apparition en adoptant de bonnes habitudes, notamment une activité physique. Olivia Miath, éducatrice sportive est présente au pôle et délivre les bons conseils. Il faut avoir une activité physique adaptée « 3 fois par semaine d’une heure au minimum. Je leur montre des exercices que l’on peut faire à la maison, au travail ou à la plage. On peut travailler avec une bouteille d’eau remplie de sable, par exemple, pour renforcer les bras. »

Une soixantaine de personnes a prêté son doigt aux infirmières présentes au pôle administratif, pour ce test gratuit. Aucun diabète n’a été détecté. Mais le dépistage a attiré des curieux souhaitant en apprendre davantage sur la maladie et les façons de la maîtriser au moyen du sport et de l’alimentation.

QU’EST-CE QUE LE DIABÈTE ?
Maladie chronique, le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des glucides apportés par l’alimentation. Il se traduit par un excès de sucre dans le sang appelé hyperglycémie". Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,10 g/l.

Il existe plusieurs formes de diabètes :
Le diabète de type 1 (environ 10% des cas), qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte. Il est caractérisé par une production insuffisante d’insuline, l’hormone secrétée par le pancréas, qui permet de maintenir l’équilibre du taux de glucose dans le sang.

Le diabète de type 2 (près de 90% des cas) correspond à une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang, souvent associée à l’obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée).