Nikos découvre la culture gwo ka dès sa petite enfance. Natif du quartier de Saint-Félix, il fréquente la plage régulièrement et entend au loin les rythmes de la musique résonnant du local de l’AJSF, où Antonin et Carole Martial donnent des cours de ka et de danse et du restaurant d’Alain Jeanne qui laissait échapper des bons coups de tambour. La musique du tambour l’a toujours émerveillé. Il restait des heures à écouter et à apprécier les sons du kaladja, du mendé et de tous les autres.

L’amoureux du gwo ka a ensuite été éduqué en milieu scolaire, à l’école de Pliane, où les Martial et Eric Négrit venaient enseigner les rythmes, les bases du boula et les pas de danse bien spécifiques, aux petits écoliers.
À partir de cette période, autour de 10 ans, Nikos s’intéresse vraiment à la danse, qu’il pratique alors de plus en plus… Son talent lui permet d’intégrer une troupe et ainsi, il danse lors de représentations au Centre des Arts et de la culture de Pointe-à-Pitre notamment. “J’ai commencé à entrer dans des rondes de léwòz, vers 12 ans. Un peu plus grand, je faisais de l’auto stop pour aller voir et participer à des léwòz. Petit à petit, les gens m’encourageaient et ça me donnait encore plus envie d’améliorer ma pratique de danse” , raconte Nikos.

Aujourd’hui âgé de 31 ans, Nikos a développé sa propre façon de danser. Pour lui, c’est essentiel de ne pas faire comme les autres, mais de créer à partir du patrimoine laissé par les Maître ka aujourd’hui disparus. Sa passion du gwo ka, il en fait part au monde entier grâce à sa page Facebook, suivie par plus de 7 000 abonnés.


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