Thématique MARRONNAGE

Dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, la médiathèque Raoul Georges Nicolo du Gosier vous propose une sélection de 5 ouvrages sur le thème du marronnage, disponible sur la Médiathèque Numérique de Guadeloupe.

Qu’est-ce que le marronnage ?

Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l’époque coloniale. Le fugitif lui-même était appelé marron ou nègre marron, negmarron, voire cimarron.

Ouvrages

Résistances anti-esclavagistes dans les Amériques : Les Africains déportés à l’épreuve de leur désafricanisation de Lawoetey-Pierre Ajavon

Lawoetey-Pierre Ajavon souhaite aider à mieux comprendre les
luttes anti-esclavagistes menées par les Africains déportés dans les Amériques des plantations. Il s’appuie sur quatre exemples de ces
luttes : l’insurrection haïtienne au Bois-Caïman, le marronnage des Bushinengue dans l’ex-Guyane hollandaise (Suriname), l’héroïque combat des Quilombolas sous la conduite de Zumbi dos Palmares au Brésil, et enfin la longue guerre des Afro-Cubains dans les palenques contre le système plantationnel esclavagiste.


Les femmes dans le marronnage à l’île de la Réunion de 1662 à 1848
de Marie-Ange Payet

Héva, Simangalove, Sarlave, Marianne, Raharianne, réelles ou mythiques, les noms de ces femmes marronnes se cachent sur les sommets de l’île de la Réunion aux côtés de leurs compagnons Cimandef, Mafate, Enchaing. Cet ouvrage offre une analyse de leur
rôle dans la résistance à l’esclavage et témoigne de l’héritage qu’elles ont laissé.


Sociétés marronnes des Amériques : Mémoires, patrimoines, identités et histoire du XVIIe au XXe siècles de Jean Moomou

"Te yu koko yu futu, san di meki yu kaï no de na fesi, a de na yu baka" En marchant, l’homme qui bute sur un obstacle et trébuche ignore la raison de sa chute s’il ne se retourne pas pour en connaître la cause. Cet adage bushinengue appelle à la vigilance sur le passé pour construire le présent. Le colloque Marronnages et leurs productions sociales et culturelles dans les Guyanes et le bassin caribéen du XVIIe-XXe siècles : bilan et perspectives – Mémoires, patrimoines, identités et histoire, organisé par des descendants de Marrons dont les actes sont publiés ici, s’inscrit dans cette démarche.


— -
Le monde des Marrons du Maroni en Guyane (1772-1860) - la naissance d’un peuple : les Boni de Jean Moomou

Prix Delavignette 2004 Jean Moomou étudie dans cet ouvrage, l’histoire méconnue de son peuple, les Boni descendants d’esclaves marrons du Surinam qui après avoir fui cette colonie, résisté contre l’armée coloniale hollandaise, se sont installés le long des grands fleuves du Surinam et de la Guyane française, et notamment le Maroni.


Parlons Mawinatongo de Joël Roy

Utilisé quotidiennement par des milliers de personnes, le mawinatongo (la langue du Maroni) est une langue véhiculaire moderne, en pleine évolution sémantique. Autrefois, elle a été dénommée taki-taki. C’est une langue originale, très composite, formée des langues issues des sociétés du marronnage et des peuplements créoles. Le mawinatongo fait le lien entre tous et tout, à côté d’autres langues, nationales, régionales, maternelles, enseignées ou pas. Voici une invitation à découvrir ce lien de compréhension mutuelle, expression d’un « vivre ensemble » local.


Si vous ne disposez pas de code d’accès pour la médiathèque numérique, n’hésitez pas à les demander par mail à :
mediatheque chez villedugosier.fr si vous habitez la commune du Gosier.

Dans le cas où vous êtes résident d’une autre commune, renseignez-vous auprès de la bibliothèque municipale de votre commune de résidence.


+ d’info : 0690 57 10 61

Haut de page