La municipalité a rencontré les habitants du plateau Saint-Germain, suite à la mise en place dans le quartier du dispositif de participation citoyenne “Voisins autrement”, faite en mars 2018.

“Restez avec nous au Plateau Saint-Germain, a pa lapenn zòt pati on dòt koté, sa pò kò fin isidan. Apré, modèl an nou ké pé sèvi ègzanp pou Gozié” … Une habitante du quartier a posé le cadre en s’adressant aux forces de l’ordre présentes.

Le dispositif permettant aux voisins d’être mieux sécuriser dans leur quartier a déjà fait un bout de chemin qui a ravi la population.
Et, le travail n’est pas terminé ! Il continue sur le quartier du Plateau Saint-Germain, le PSG comme l’a souligné un habitant connu de tous et fier d’y résider.

Initié dans le cadre du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), le dispositif “Voisins autrement”, vit au coeur d’un quartier de l’arrière-bourg du Gosier depuis maintenant 7 mois. L’heure est arrivée pour dresser un premier point d’étape, afin de faire un compte-rendu des événements qui s’y sont déroulés depuis.
Tous les acteurs investis lors de l’installation en mars 2018, étaient présents à la réunion de bilan intermédiaire du vendredi 19 octobre 2018 au local de l’association Nomad an mouvman dèyè légliz, présidée par Jean-Luc DIOMAR. Un président particulièrement impliqué dans les problématiques rencontrées dans le quartier.

Les habitants ont clairement fait savoir à la Police Nationale et la Police Municipale que la sérénité regagne peu à peu du terrain.

"Avant le mois d’avril, je fermais ma maison dès 17h et ne l’ouvrais sous aucun prétexte. Aujourd’hui, je ferme mes portes bien plus tard. Je passe voir des voisins plus âgés. Il y a encore des nuisances, tout n’est pas réglé, mais le sentiment d’insécurité a un peu reculé” a témoigné une habitante débordant d’énergie.

C’est suite à cette intervention forte que la Directrice Départementale de la Sécurité Publique de Guadeloupe, Emilie NGASHO MPANU a émis son bilan.

La Police Nationale a beaucoup investi le quartier. Hormis les interpellations effectuées dans le cadre d’affaires judiciaires en cours, 5 opérations préventives ont été menées sur commande du Procureur de la République. Les signalisations faites par les référents anonymes du dispositif sont traitées sans délai. Les infractions pénales ont été quasiment divisées par 2 grâce à la vigilance quotidienne des habitants. Pour preuve, en 2017, sur les 9 premiers mois de l’année 16 faits ont été recensés. En 2018, sur ces mêmes 9 premiers mois, seuls 9 faits l’ont été. La commissaire annonce que ce point d’étape est particulièrement encourageant.

La Police Municipale pose le dispositif comme une 1ère expérience et met en exergue, la très bonne collaboration des acteurs : forces de l’ordre et habitants du quartier. François DABRICOT, représentant de la Police Municipale précise qu’il serait intéressant d’exporter le dispositif sur d’autres quartiers du territoire, car le mieux-être des habitants est vraiment l’objectif à atteindre. Néanmoins, beaucoup reste à faire, et si le manguier du Plateau Saint-Germain a souvent été mis en évidence lors de la réunion par les habitants comme lieu centralisateur des problèmes du quartier, tels que le commerce illicite ou les regroupements anarchiques de personnes extérieures au quartier, les débats ont aussi permis de mettre le doigt sur les dysfonctionnements existants en terme de ramassage des ordures ménagères et des encombrants. Des mises au point seront effectuées entre les services municipaux et les services de la communauté d’agglomération de la Riviéra du Levant, en charge de la compétence environnement . Les élus municipaux présents à la réunion, Jean-Claude CHRISTOPHE, Renetta CONSTANT, Ebéné BRIGITTE, et Patrice PIERRE-JUSTIN, joueront pleinement leur rôle d’élus communautaires pour faire appliquer les directives arrêtées en ce qui concerne la préservation de l’environnement.

En début de soirée, la salle de l’association se vidait peu à peu. Les nombreux participants à la réunion ont remercié les élus du Gosier et Valérie DACALOR, référente administrative du CLSPD, pour leur implication dans le travail déjà effectué.

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