C’est sous le carbet du quartier que quelques habitants se sont réunis le 4 octobre 2018 avec la directrice de la cohésion sociale, Valérie Dacalor, et Rénetta Constant, élue déléguée au conseil de quartier N°1, afin de dresser un petit historique de Mangot.

Et cela débute par une précision sur son nom. À l’origine, le quartier comptait beaucoup de manguiers.

« Quand on était petit, on montait dans ces arbres pour encourager nos équipes » , se souvient Jean-Claude Christophe, adjoint au maire en charge de l’aménagement et ancien du quartier.

Puis petit à petit, le quartier change de visage, notamment à l’occasion d’une RHI (Résorption de l’Habitat Insalubre), il y a quelques années. Le quartier accueille alors des gens de l’extérieur et des Gosiériens de Grand-Baie. Certains accèdent également à la propriété.
Auparavant, l’activité économique se développait à travers 3 commerces. Depuis, Mangot a évolué. Aujourd’hui, il y a un garagiste et une station de lavage de voiture. Les habitants ont également vu l’arrivée d’une crèche et d’une école maternelle, ce qui crée des embouteillages le matin et le soir, et exaspère les riverains.

Mais il y a un sujet qui revient inlassablement du côté des riverains, c’est l’insécurité des lieux.

« Nous n’avons pas d’éclairage à Mangot, lance Annick Phéron. Derrière le quartier c’est le noir absolu et c’est là qu’ils vendent leur drogue. » Et de poursuivre : Nous avons des caméras de surveillance qui ne fonctionnent pas ou qui sont à la portée des gens pour les détruire. Souvent les jeunes en profitent pour faire leur petit trafic », interpelle l’habitante .

La municipalité a déjà pris à bras le corps le problème des caméras de surveillance. 17 caméras sont désormais opérationnelles sur les 31 que compte le quartier. Et selon le responsable du pôle opérationnel de la police municipale, François Dabricot, les autres sont en cours de réparation.
Concernant l’éclairage, des techniciens de la ville sont d’ores et déjà intervenus sur certains luminaires. En attendant la rénovation de l’éclairage public prévue dans toute la commune, d’autres opérations doivent avoir lieu prochainement.
Les riverains dénoncent également les scènes de violences auxquelles le quartier est confronté. Beaucoup de jeunes sans activités y errent, ce qui renforce le sentiment d’insécurité. Cependant, les habitants le concèdent, ceux qui gangrènent les lieux ne sont pas du quartier.

La Ville du Gosier se mobilise donc pour améliorer le cadre de vie des habitants du quartier en mettant l’accent sur la prévention. Cette visite de terrain a été l’occasion pour la directrice de la cohésion sociale, Valérie Dacalor, de faire un diagnostic et de proposer ensuite des réponses adaptées aux différentes situations.

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