À l’occasion de la journée des droits de l’enfant, le mercredi 21 novembre 2018, une action éducative autour de l’alimentation des enfants de 0 à 3 ans, intitulée “Dis maman, qu’est-ce qu’on mange ?”, a été organisée par la ville du Gosier, en partenariat avec l’association des puéricultrices de Guadeloupe, les structures People and Baby et la société Blédina, à l’espace multi-accueil de Montauban au Gosier.

Les habitudes alimentaires, pourquoi la nouvelle génération ne cuisine pas ou encore pourquoi on n’aime pas les légumes ? Autant de questions des parents qui ont fait l’objet de discussion lors de la table ronde. Cette dernière, animée par une psychologue, un sociologue, une diététicienne, des puéricultrices et une représentante de Blédina, a permis de balayer le sujet de l’alimentation de la naissance à la préadolescence. La nourriture est un événement important dans la vie du nourrisson et du jeune enfant. Les parents sont donc venus chercher des conseils sur les bons comportements alimentaires à avoir pour leurs jeunes enfants.

“On a organisé une table ronde avec des professionnels pour que les parents aient quelques pistes pour mieux aborder cette question. Car faire manger des jeunes enfants n’est pas simple. Aujourd’hui l’offre alimentaire est nombreuse, il faut qu’on soit exigeant et donc faire les meilleurs choix pour nos enfants” , confie Jean-Pierre William, vice-président de la commission vie scolaire et réussite éducative.

Les enfants qui associent le plus l’alimentation au plaisir sont ceux qui font les choix de meilleure qualité nutritionnelle, selon une étude de l’INRA. “Plus l’enfant grandit, plus il réduit son champ d’alimentation y compris les aliments qu’il veut consommer. Il rentre alors dans l’alimentation plaisir, explique Raymond Otto, sociologue anthropologue spécialisé sur les problématiques familiales. Le premier objet sensoriel de l’alimentation c’est de générer du plaisir. Donc il faut garder cela en tête si on veut faire de la prévention.”
“Regardez, devinez, goûtez et dites moi ce que ça vous fait en bouche !” Des ateliers sensoriels ont également été animés par des puéricultrices formées à l’éveil du goût. L’objectif est de permettre aux parents de découvrir des aliments et échanger autour des sensations du goût. ”C’est pour que les parents et les enfants ressentent plus le goût. On retrouve la texture, l’aspect et on se rend compte comment notre cerveau est conditionné par ce que l’on voit ”, indique Joëlle Paméole, puéricultrice et directrice de crèche.

Des fruits cuisinés maison ou industriellement, des textures diverses ou des mêmes jus de fruits de couleur différente, les parents se sont parfois fait avoir par le visuel. Keyjahny 12 mois affiche un large sourire. Elle a aimé les divers produits à goûter. Pour sa maman Cherlay, l’expérience est “enrichissante car on ne prend pas le temps de décortiquer, ou de trouver les raisons pour lesquels l’enfant peut ou pas aimer un aliment.” Si la difficulté de manger, ou de goûter à certains aliments est une phase normale dans le développement des habitudes et des goûts alimentaires de l’enfant, cela peut être stressant pour les parents. Ce type d’action permet de donner aujourd’hui des outils aux jeunes parents, pour que les petits deviennent des adultes en bonne santé.

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