La voile traditionnelle, initialement appelée le canot saintois, est un type d’embarcation « an tan lontan » spécifique à la Guadeloupe.
Originaire de l’archipel des Saintes, le canot saintois était encore fort utilisé avant l’arrivée des bateaux à moteur, qui a fortement raréfié leur existence.
Les passionnés lui ont ainsi redonné vie, dans une optique de préservation du patrimoine.

La voile traditionnelle est ainsi devenue un sport, praticable par un équipage fort aguerri pour la sollicitation physique quasiment constante qu’elle demande.
Composé d’un maximum de 6 personnes pour les équipes masculines et de 7 pour les équipes féminines, l’équipage est constamment au rappel ! Il doit gérer les rafales de vents pour maintenir la grand-voile, tout en se maintenant à flot, ce qui n’est pas chose facile du fait de la forme creuse du bateau qui reçoit incessamment l’eau de la houle.
À cela s’ajoute le risque accru de casse, qui fait pleinement parti de challenge ! Les matériaux autorisés par la CGVT pour la construction des bateaux de courses, se veulent fidèles à la tradition ancestrale, qui utilisait du bois local et du coton.

Cette année, le Traditour qui a eu lieu le 17 et le 18 juillet 2021 avait lui aussi été fortement impacté par le contexte sanitaire.
El Miro Vega, l’un des équipages de l’Aventure Nautique de Sainte-Anne co-patronnés par Sébastien Tony et Médhi TASSIUS ont maintenu leur participation malgré un format particulier et extrêmement physique.
Habituellement découpé en 9 à 10 étapes divisées entre différentes communes de la Guadeloupe, la crise a réduit ce nombre à deux étapes, particulièrement longues (51 miles au total) portant la durée de navigation jusqu’à 10 heures.

Pour ceux qui aimeraient se lancer, l’apprentissage de la voile traditionnelle se fait sur les « bébés canots saintois », un format d’adaptation pour les débutants, qui permet d’apprendre plus calmement les rouages de cette navigation propre à l’histoire de la Guadeloupe.


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